Virginie Fuhrmann

mon parcours d'artiste plasticienne

07 juillet 2008

Exposition à Saint-Louis

invitation

Les cheminées, la collection

Le sujet d’exposition est la collection : montrer les différentes sortes de cheminées ancrées dans les toits des villes et présenter ainsi un travail de catalogage, tel un historien d’art. L’exposition présente les dissemblances et ressemblances entre cheminées.

Les formes ainsi mises en évidence sont réalisées en volume par un assemblage de tissus, d’ouate et de mousses. Ces pièces font de 1 m à 2 m 20 de haut. La conception d’un objet de ce type commence toujours par l’intérieur. L’objet est ensuite retourné puis bourré. Le choix du matériau de conception est fait de telle sorte que l’ambivalence masculin/féminin soit soulignée.

Les visiteurs sont amenés à remarquer les différences et les similitudes au sein de la collection. Ils parcourent la salle d’exposition, jalonnée de sculptures molles, en suivant un parcours stylistique. Ces sculptures sont attractives et suscitent une frustration du sens du toucher : on a envie de les toucher, de les triturer, de s’en servir comme pouf, doudou... Certaines ont des cavités, d’autres non. La connotation sexuelle sera dominante, renforcée par la présentation des cheminées tantôt à la verticale, tantôt à l’horizontale : des sculptures molles qui s’affaissent ou restent, au contraire, extraordinairement rigides.

Les visiteurs sont dans une position embarrassante, ludique, en interaction face à ces pièces aguichantes, suggestives, mais toujours innocentes. Car les cheminées véhiculent des images ambivalentes : rassurantes et angoissantes, nourricières et destructrices, elles sont à la fois cavité et conduit. Elles sont masculines et féminines.

Ces cheminées molles sont totalement non fonctionnelles, étouffées, retenant les émanations qu’elles permettent normalement d’évacuer : l’absurdité et l’humour sont parties prenantes de mon travail.

Virginie Fuhrmann, mai 2008

Références :

- Claes OLDENBURG, Les ciseaux, Ray guns

- Roger CAILLOIS, Méduse et compagnie

- Rosemarie TROCKEL, les pénis

Posté par JumihaF à 10:29 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


« Accueil  1